Owéndo : Il tue son ami à cause d’un débardeur

Quartier Alénakiri, à Owéndo (banlieue sud de Libreville), une altercation entre deux amis de longue date s’est soldée par la mort d’un jeune homme, poignardé par celui qu’il considérait pourtant comme son meilleur ami. Un drame qui soulève, une fois de plus, la question de la violence chez les jeunes.

Selon des informations relayées pour la première fois sur le site ‘’Biba 241’’, disant s’appuyant sur divers témoignages, venant notamment des sources sécuritaires, les deux protagonistes entretenaient des relations de plus en plus tendues depuis plusieurs jours.

Des disputes répétées auraient installé un climat conflictuel, jusqu’à l’incident de trop. La querelle aurait éclaté autour d’un débardeur que le présumé auteur accusait la victime de lui avoir dérobé. Au cours de cette altercation, le jeune homme identifié sous le pseudonyme de Dadinho a été grièvement blessé par une arme blanche. Il s’est aussitôt effondré, succombant à ses blessures avant l’arrivée des secours.

Après les faits, le suspect a pris la fuite, tentant d’échapper aux forces de l’ordre. D’après les mêmes sources, il aurait cherché à quitter la localité pour l’intérieur du pays, allant jusqu’à solliciter l’aide financière de son père afin d’organiser son déplacement. Mais sa cavale sera de courte durée.

Alertées rapidement et déjà déployées dans le secteur, les forces de sécurité ont réussi à intercepter le mis en cause au PK8, mettant ainsi fin à sa tentative de fuite. Rattrapé, il a aussitôt été placé en garde à vue avant d’être mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes.

Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame. La justice devra notamment établir les responsabilités, qualifier les faits et déterminer les charges qui seront retenues contre le présumé auteur.

Ce nouveau drame relance le débat sur la montée de la violence juvénile et la nécessité de renforcer la prévention au sein des quartiers populaires, où de simples différends peuvent parfois dégénérer en tragédies irréversibles. La responsabilité parentale sur le suivi et l’éducation de leurs progénitures est de nouveau interpelée.

M.-O. Mignonne et Tryphène Lembah

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