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Economie

Fausse dette intérieure : la fouille des cadavres dans les tiroirs n’est pas finie (expert)

Depuis quelques mois, les opérateurs économiques qui travaillent avec l’Etat gabonais n’ont plus un sommeil tranquille. Alors que l’on croyait que la bourrasque est passée après la découverte de 241 milliards de FCFA de fausse dette, un expert qui siège dans la Task force mise en place pour toiletter la dette intérieure de l’Etat, a confié à un journaliste de Gabonactu.com que le « boulot » se poursuit et que de nouveaux milliards seront probablement coupés.

Selon cet expert qui a préféré l’anonymat, la dette intérieure s’élève globalement à 750 milliards de FCFA. La première phase du travail de la Task force a concerné la moitié, soit 350 milliards de FCFA.

Sur les 350 milliards de FCFA de dette réclamée à l’Etat, les experts ont découvert que 241 milliards de FCFA étaient de fausses dettes.

La méthode de travail des experts est simple. La première étape est documentaire. L’opérateur présente tous ses justificatifs. Les fins limiers de l’économie compulsent un à un les documents fournis. Ils cherchent ensuite à savoir si le marché a été passé dans le strict respect du code des marchés publics ? Si non, le dossier est tout de suite classé. Sin oui, les experts procèdent à des minutieuses vérifications pour s’assurer du travail effectué, des avances perçues et du reste à payer.

Le travail sur le papier est suivi d’une descente sur le terrain à la recherche des preuves irréfutables du travail fait.

De nouveaux poissons dans la nasse

Les experts évaluent ensuite le rapport qualité prix. L’objectif est de déceler d’éventuelles surfacturations, une autre gangrène qui se métastase dangereusement dans l’administration publique. 

L’équipe de la Task force comporte des experts comptables, des hauts cadres du Trésor public, du budget, de la dette, des impôts, de la CNSS et de la CNAMGS ainsi que des experts de terrain. En plus de ce beau monde, il y a le Procureur de la République. L’opérateur économique audité fait à peu près face à tout ce gotha.

L’expert rencontré par Gabonactu.com est quasi formel, si la première phase du travail a permis de mettre à nue des magouilles d’une valeur de 241 milliards de FCFA sur 350 milliards, il est fort probable que d’autres fraudeurs soient démasqués.

« De nouveaux poissons sont attendus dans la nasse », prophétise l’expert qui assure que l’objet de la Task force n’est pas de communiquer pour éviter de se disperser. « L’objectif est d’établir un fichier propre de la dette intérieure et payer uniquement ce qui doit et mérite d’être payé », tranche l’expert.

Menottes en perspective

« Nous avons préféré payer d’abord les sociétés dont les créances ne dépassent 70 millions de FCFA parce que c’est dans cette fourchette que se trouve le plus grand nombre d’entreprises à qui l’Etat doit de l’argent », a expliqué l’expert.

Le renflouement de ces PME/PMI permettra de relancer l’économie et accroitre la crédibilité de l’Etat auprès des bailleurs internationaux, soutient une autre source proche de la Task force.

Couper la fausse dette n’est pas l’unique punition contre les opérateurs économiques véreux, averti l’expert. Le Procureur de la République associé dans la Task force a pour mission de lancer des procédures contre les opérateurs économiques qui ont voulu flouer l’Etat. Des menottes ne sont pas exclus pour certains opérateurs économiques et leurs complices dans l’administration. Là est une autre paire de manche !

Daniel Etienne

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Fait divers Non classé

Deux gabonais et un Burkinabé interpellés à Mouila pour trafic d’ivoire

Une vue des trafiquants dans les locaux des services de la police à Mouila  © D.R

 

Un groupe composé de deux gabonais et un Burkinabé a été interpellés lundi dernier dans le deuxième arrondissement de la commune de Mouila par les services de la police judiciaire et des Eaux et Forêts pour trafic d’ivoire.

Il s’agit d’Abdoulaye G, un Burkinabé âgé de 23 ans,  de Goldsman M, un gabonais de 28 ans et  Jeanne K. une gabonaise de 38.

Les présumés trafiquants ont été interpelés avec 4 pointes d’ivoire d’une valeur marchande de 500.000 FCFA, sur le marché noir local.

Ils ont été interpellés suite à la diffusion d’une rumeur faisant état de la finalisation d’une transaction de vente d’ivoire qui devait avoir lieu dans la ville.

Les trafiquants sont actuellement détenus au poste de police de la commune de Mouila, en attendant d’être présenté au procureur de la République près le tribunal Mouila.

Ils sont poursuivis pour détention, vente et achat de l’ivoire, conformément aux dispositions de l’article 388 du Code Pénal. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison.

 

Source : Gabonews

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Gabon Justice

Urgent : la plainte contre Noureddin Bongo Valentin classée sans suite par le procureur

Le procureur de la république, André Patrick Roponat a décidé vendredi de classer sans suite la plainte contre Noureddin Bongo Valentin.

Noureddin Bongo Valentin était personnellement présent à la confrontation ce vendredi matin devant le procureur de la république.

Le collectif des quatre leaders de la société civile qui poursuivait le fils du chef de l’état gabonais, Ali Bongo Ondimba n’aurait pas fourni des preuves de ses accusations de corruption active et blanchiment des capitaux.

Carl Nsitou

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Justice Non classé

Patrichi Tanasa et Ndoundangoye n’ont pas été torturé en prison (procureur)

André Patrick Roponat, procureur de la République le 7 février 2020 / Gabonactu.com

Le procureur de la République, André Patrick Roponat a démenti vendredi dans une déclaration les affirmations selon lesquelles les détenus Christian Patrichi Tanasa et Justin Ndoundangoye (proche de Brice Laccruche Alihanga) ont été torturé nuitamment du fond de leurs cellules à la prison centrale de Libreville.

« Il ressort de ce rapport que les faits dénoncés par les avocats de messieurs Patrichi Christian Tanasa et Justin Ndoundangoye ne sont pas formellement établis et que les événements décrits ne se sont pas déroulés », martèle le procureur de la République.

André Patrick Roponat affirme qu’une enquête a été diligenté à sans famille et auprès des détenus en question présumés avoir été victime de tortures. Des analyses médicales effectuées sur les détenus en question n’auraient rien révélé, selon le procureur qui a ajouté que les intéressés eux-mêmes et leurs co-détenus n’ont pas corroboré les affirmations des avocats.

Gabonactu.com n’a pas réussi à joindre les avocats incriminés. Le 29 janvier dernier, Anges Kevin Nzighou, avocat de Christian Patrichi Tanasa a dénoncé dans une conférence de presse une pénible  torture infligée par trois  agents cagoulés qui se sont introduits discrètement  le 26 janvier courant dans sa cellule d’isolement  de la prison centrale de Libreville. Son client aurait été frappé durant environ 2 heures sur les testicules et le pénis.

De son côté, maître Calvin Job, avocat de l’ancien ministre Justin Ndoundangoye a également saisi le ministre de la Justice pour dénoncer la torture de son client toujours en prison.

Carl Nsitou

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Justice

Violences de vendredi dernier : 89 personnes déférées au parquet dont 5 déjà jetés en prison à ce jour

Le Procureur de la République, André Patrick Roponat le 28 janvier 2020 dans son bureau © Gabonactu.com

Le Procureur de la République, André Patrick Roponat a annoncé mardi dans une déclaration que 89 personnes ont été déférées à ce jour devant le parquet qui a déjà placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville 5 individus.

Selon le Procureur, sur les 89 personnes, 66 ont été mises hors de cause alors que 18 ont vu leur procédure mise en instance pour poursuite des enquêtes.

5 personnes sont sous mandat de dépôt en attendant leur comparution devant le tribunal correctionnel par la procédure de fragrant délit le vendredi 31 janvier prochain. Ces personnes sont poursuivies pour participation à un attroupement armé ayant troublé l’ordre public, diffusion de nouvelles fausses ayant troublé l’ordre public et outrage à agent dans l’exercice de leurs fonctions.

Un élève du lycée de Nzeng Ayong concerné

Nka Mengara Luziang, élève de la classe de Terminale A 1 C du Lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe de Nzeng Ayong est l’un des 18 personnes dont les dossiers passeront en audience ce vendredi. Il est soupçonné d’avoir été l’un des leaders qui a bravé les policiers du commissariat de Nzeng Ayong où se serait réfugié un homme accusé d’avoir kidnappé un élève du lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe.

Mardi les parents d’élèves et les syndicats des enseignants ont plaidé en sa faveur afin d’apaiser l’atmosphère dans les établissements scolaires. Le ministre de l’Education nationale, Patrick Daouda Mouguiama a laissé la justice faire son travail.

L’auteur de l’alerte d’enlèvement présumé de son enfant à Owendo également dans la nasse

Emmanuelle Kipré Lepoye (27 ans) et sa sœur Oyono Léonie (17 ans) accusées de fausse propagation de kidnapping sur les réseaux sociaux. Les jeunes femmes sont poursuivies pour avoir diffusé une fausse vidéo alertant le public le kidnapping de leur enfant.

Vendredi dernier, la tension est montée d’un cran suite à des rumeurs persistantes d’enlèvements d’enfants de façon simultanée dans plusieurs quartiers de la capitale. Les populations se sont soulevées. Ont dressé des barricades, brûlé des voitures privées et lynché à morts deux paisibles citoyens.

Carl Nsitou

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Justice

Ike Ngouoni a passé sa première nuit en prison

Ike Ngouoni le 6 octobre 2018 à l’école publique d’Ozangué © archives Gabonactu.com

Ike Ngouoni, porte parole de la présidence de la République gabonaise, bras droit de Brice Laccruche Alihanga, ex Directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba promu ministre, a passé sa première nuit à la prison centrale de Libreville où il a été placé sous mandat de dépôt vendredi soir.

Ike Ngouoni a été entendu vendredi par la Cour judiciaire spéciale (CJS) qui siège dans les locaux de l’Ecole nationale de la magistrature. Après son audition, il a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison centrale de Libreville aussi appelée “Sans famille“. L’information a été confirmée par son avocate, Carole Moussavou, jointe par Gabon Media Time.

Le porte parole de la présidence de la République gabonaise est jeté en prison dans le cadre de l’opération mains propres baptisée “Scorpion”.

Plusieurs responsables des administrations publiques et parapubliques sont actuellement en prison dans le cadre de cette même opération. Le quotidien L’Union de vendredi a dénombré 11 personnes. Le procureur de la République, André Patrick Roponat a affirmé jeudi soir que sur 16 personnes auditionnées entre mercredi et jeudi, 8 ont été placées sous mandat de dépôt alors que 8 autres ont bénéficié d’un non lieu.

Ces personnes sont soupçonnées de corruption, détournement de fonds publics et blanchiment des capitaux. Ike Ngouoni rejoint à ”Sans famille” Christian Patrichi Tanassa, Ismaël Ondias, Renaud Allogho Akoue.

Carl Nsitou

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Scorpion : 8 présumés « voleurs » expédiés à Sans famille, 7 autres relâchés

André Patrick Roponat, procureur de la République © capture écran Gabonactu.com

Le Procureur de la République, André Patrick Roponat dans un entretien accordé à Gabon 1ère a affirmé que sur 16 personnes entendues entre mercredi et jeudi 8 personnes ont été placées sous mandat de dépôt alors que 8 autres ont bénéficié d’une liberté provisoire.

Le procureur de la République n’a pas communiqué la liste de personnes envoyées en détention préventive à la prison centrale de Libreville et celle des personnes relaxées dans le cadre d’une liberté provisoire.

Selon l’avocat Jean Paul Moumbembé, son client Christian Patrichi Tanasa Mbadinga – ADG la Gabon oil compagny (GOC) a été placé sous mandat de dépôt pour “détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux”. Idem pour Lionel Diambou – conseiller de l’ADG-GOC pour “complicité de détournement de fonds publics”.

Maître Fadi Imbongue a également confirmé à la rédaction de Gabonactu.com que son client Julian Enonga Owno – ex-Directeur financier et comptable de l’OPRAG a été placé sous mandat de dépôt “tentative et complicité de détournement de fonds publics”. Me Imbong ajoute que son second client Jérémie Ayong Nkodjie Obame, DGA de la Sogara a aussi été placé sous mandat de dépôt pour “complicité de détournement de fonds publics”.

Renaud Allogho Akoue  ex-DGA de la CNAMGS est également placé sous mandat de dépôt – “détournement de fonds publics, concussion usage de faux, blanchiment de capitaux”, selon son avocat. Les parents d’Ismael Ondias Souna – ex-DG de la Société équatoriale des mines (SEM). Il est poursuivi pour “détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux”.

Herman Nzoundou Bignoumba Directeur de la Caisse de dépôts et de consignation (CDC) est sous  mandat de dépôt  pour “détournement de fonds publics”.

“La liberté préventive ne s’assimile pas à une condamnation. La condamnation suit un procès. Mais nous ne sommes pas encore à l’étape du procès. Nous sommes encore au stade de l’instruction”, a précisé le Procureur Roponat.

Les dossiers des prévenus sont en ce moment dans les cabinets des juges d’instruction. “Lorsque l’instruction sera terminée soit par des non lieu ou des renvois devant les juridictions de jugement (…) le peuple sera davantage édifié“, a-t-il poursuivi.

Les droits des uns et des autres resteront et seront respectés jusqu’au bout”, a conclu le Procureur.

Carl Nsitou

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Justice

Le procureur de la république près le tribunal de Libreville Olivier Nzaou limogé

L’ancien procureur de la république près le tribunal de première instance de Libreville © D.R

Le procureur de la république près le tribunal de première instance du tribunal de Libreville, Olivier Nzaou a été limogé vendredi au terme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), présidé par son chef Ali Bongo Ondimba, par ailleurs  Président de la République.

Olivier Nzaou a été a été remplacé par André Patrick Roponat. Il est désormais affecté à Franceville comme avocat général près du parquet général de Franceville.

Le président du tribunal de première instance de Libreville, Fulgence Ongama a été également remplacé par Sylvain Arthur Lendira. M. Ongama a été promu président de chambre à la cour d’appel judiciaire de Libreville.

Antoine Relaxe

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Justice

Vague d’arrestations : une dizaine de personnes en garde à vue

Le ministre de la justice Edgard Anicet Mboumbou Miyakou et Ali Bongo Ondimba président du conseil supérieur de la magistrature © PCP

Plus d’une dizaine de personnes sont actuellement en garde à vue dans le cadre d’une série d’enquêtes ouvertes par la justice gabonaise pour des soupçons de corruption et de blanchiment de grande envergure, a appris Gabonactu.com lundi soir de source très proche de ce dossier dit très très sensible dans les couloirs du palais de justice de Libreville.

Le dossier étant en instruction. Les auditions étant encore en cours et pouvant probablement débouchées sur des nouvelles interpellations, la justice gabonaise a choisi de taire les noms des personnes actuellement gardées à vue, selon la source consultée par Gabonactu.com.

Dans une déclaration officielle lundi soir, le Procureur de la République, Olivier Nzaou a simplement confirmé la mise en garde à vue de plusieurs personnes, sans les citer, dans le cadre de ces enquêtes.

Le Procureur a tout de même précisé que les personnes actuellement privées de liberté relèvent des administrations publiques, parapubliques et établissements bancaires.

La garde à vue peut de ces personnes peut durer 48 heures et peut être prorogée de 8 jours ou plus par décision écrite du procureur de la République, a-t-il expliqué se fondant sur la base du nouveau code de procédure pénale.

Depuis le conseil des ministres du 7 novembre dernier, le pays vit au rythme des rumeurs sur l’arrestation de tel ou tel autre responsable administratif.

Plusieurs sources ont annoncé l’interpellation de Renaud Alloghe Akoué, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale et de garantie sociale (CNAMGS), Ismaël Ondias Souna Directeur général de la Société équatoriale des mines et du Directeur général adjoint de Gabon Oil Marketing Jeremy Ayong  (GOM). Toutes ces personnalités ont été limogées de leurs fonctions lors du conseil des ministres du 7 novembre dernier.

Des gabonais évoquent une chasse aux sorcières visant des proches de Brice Laccruche Alihanga, évincé le 7 novembre dernier de son prestigieux poste de Directeur de cabinet du président de la République pour un poste au gouvernement.

Daniel Etienne

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Kevazingogate : l’avocat du principal suspect François Wu prend la parole ce lundi

Un tronc de kévazingo au sol  © archives Gabonactu.com

Libreville, 20 mai (Gabonactu.com) – Me Minko, avocat du puissant homme d’affaires chinois, François Wu donnera une conférence de presse ce lundi à la Chambre de commerce de Libreville pour livrer au public une partie de la vérité de son client sur le scandale de la disparition de 353 containers chargés de Kévazingo, un bois rare et très précieux vendu à des prix d’or en Asie, a-t-il confié à la rédaction de Gabonactu.com.

 

La conférence de presse aura lieu à 15 heures à la Chambre de commerce qui sera à l’occasion ouverte à qui le voudra.

François Wu, de son vrai nom Wu Jufeng, de nationalité chinoise, représentant de la société 3C Transit a été nommément cité par le procureur de la République, Olivier N’zahou comme la pièce maîtresse du réseau de trafiquant de Kevazingo au port d’Owendo. « Il Activement recherché », selon M. N’zahou.

La disparition de ces containers pourtant placés sous scellés de la justice fait trembler la République. Plusieurs personnes (des chinois et des gabonais) ont été arrêtés. 13 hauts cadres de l’administration publique ont été suspendu de leurs fonctions. Le gouvernement a demandé aux ministres impliqués dans l’affaire d’en tirer les conséquences.

Les ONG réclament la démission de tout le gouvernement.

Antoine Relaxe

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