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Dissolution de la GOM : l’ONEP ne lâche pas la pression sur Vincent de Paul Massassa

Séance de travail entre l’ONEP et le Ministre du Pétrole Vincent de Paul Massassa le 10 novembre à Libreville © Com MPGM

Le Secrétaire général de l’Organisation national des employés du pétrole (ONEP), Sylvain Mayabi Binet a au terme d’une audience qui lui a été accordée mardi par le Ministre du Pétrole et du Gaz, Vincent de Paul Massassa, manifesté la volonté de son organisation à travailler en étroite collaboration avec ce chef du département ministériel pour pallier les problèmes qui gangrènent ce secteur.   

« Nous avons été reçus, à notre demande, par le Ministre de tutelle. Il s’agissait d’abord pour nous de présenter nos civilités à monsieur le Ministre, car depuis le mois décembre 2019 qu’il a été nommé à ce prestigieux poste, de manière officielle, l’Onep n’avait pas encore eu un échange avec lui. Ainsi avons-nous dit à monsieur le Ministre notre disponibilité à l’accompagner, dans notre couloir naturellement, sur l’activité dans le secteur pétrolier et activités connexes », a déclaré M. Mayabi Binet, au sortir de l’entrevue.

Le Secrétaire général de l’ONEP était accompagné d’autres membres de son bureau. Les deux parties ont par ailleurs fait le point de la situation du climat social dans le secteur de l’or noir. « nous avons donc évoqué l’ensemble des problématiques actuelles qui frappent le secteur, puis passé en revue tous les points chauds. C’était un très bel entretien », a-t-il ajouté.

« Et nous avons espoir puisque nous avons des rencontres prévues à l’avenir pour continuer nos échanges sur des points spécifiques et nous pouvons nous en féliciter aujourd’hui », a précisé le Secrétaire Général de l’ONEP. Ce dernier n’a pas manqué de saluer l’ouverture du Ministre Vincent de Paul Massassa, “son pragmatisme” et s’est dit “confiant” quant à l’avenir.

En répondant promptement à la demande de rencontre introduite par l’ONEP, le Ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, s’inscrit dans la logique des orientations chères au Président de la République, Ali Bongo Ondimba qui met en bonne place le dialogue social. Orientations indique-t-on, répercutées fidèlement par le Premier Ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda.

Source : Com MPGM

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Economie Société

Dissolution de la GOM : 40 employés touchés par le plan social

Quelques employés de la GOM durant le Sit-in le 9 novembre à Libreville © Gabonactu.com

Le Secrétaire général de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), Sylvain Maya Binet à la tête d’une importante délégation a entamé lundi les négociations avec la Direction générale de l’entreprise Gabon Oil Marketing  (GOM), pour obtenir les droits légaux de 40 employés de cette entreprise d’Etat qui était spécialisée dans la distribution des produits pétroliers dissoute  en conseil des ministres du 14 août 2020.  

Le puissant syndicat des travailleurs du secteur pétrolier plaide pour que l’Etat puisse mieux accompagner lesdits anciens travailleurs, forcés au chômage à cause de la dissolution de cette entreprise. L’ONEP propose un plan social de 2,5 milliards de FCFA. twitter takipçi

Le SG de l’ONEP Sylvain Maya Binet s’adressant aux employés  de la GOM © Gabonactu.com
Le SG de l’ONEP Sylvain Maya Binet s’adressant aux employés de la GOM © Gabonactu.com

« Nous pensons que ce n’est pas trop demandé de solliciter 2,5 milliards de FCFA, nous connaissons la capacité de la GOM actuellement, même si nous voulons nous taire pour l’instant sur le passif », a indiqué M. Maya Binet avant d’entrer en séance de négociations avec la Direction générale de la GOM.

Les employés de la GOM dissoute ont, comme pour se faire entendre, initié un sit-in devant la Direction générale de la société. Ils déplorent la dissolution de leur entreprise qui dispose pourtant d’une bonne santé financière.

La GOM est une filiale de la compagnie publique, Gabon oil compagny (GOC). Depuis 2016,  elle avait acquis le monopole au Gabon de la distribution des produits pétroliers auprès des grossistes appelés marketeurs dans le jargon pétrolier. La GOM avait donc pour mission de commercialiser tous les produits pétroliers de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA) et en cas de déficit au niveau national d’importer ces produits.

L’ONEP a par la suite confié à Gabonactu.com qu’elle sera reçue ce 10 novembre  par le Ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul Massassa pour d’éventuels arbitrages.

Camille Boussoughou

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Economie

Crise à Pizolub : l’ONEP dénonce l’indifférence de l’Etat et une concurrence déloyale

L’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), a dans un communiqué dont Gabonactu.com a obtenu copie, dénoncé avec véhémence l’indifférence de l’Etat face à la concurrence déloyale exercée contre Pizolub (entreprise d’Etat désormais au bord du gouffre), par les entreprises privées sur le marché très juteux de la production et de commercialisation des lubrifiants.

« Pour l’ONEP, cette situation est la double conséquence de la démission de L’Etat de ses responsabilités en tant qu’actionnaire majoritaire et de la concurrence déloyale à laquelle sont soumis les produits de Pizolub sur le marché national et ce avec la bénédiction de l’Etat », a fustigé l’ONEP dans un communiqué signé du Secrétaire général par intérim Sylvain Mayabi Binet.

Pour mettre fin à cette concurrence déloyale et sauver la société Pizolub , l’ONEP a interpelé le gouvernement sur l’impérieuse  nécessité d’augmenter les taxes et impôts sur les importations des lubrifiants importés , notamment par les importateurs ( YACCO, Champion, …) et les marketeurs (Vivo Energie, Total Marketing, Ola Energie, Petro Gaon…). mt2 pvp serverler

Aussi, l’ONEP souhaite-t-elle comme plan de relance des activités de la société étatique de production des lubrifiants,  la suppression des conditions privilégiées accordées aux sociétés de production pétrolière affiliées à l’UPEGA (Perenco, Total Gabon, Addax Petroleum, Assala Gabon, Vaalco, Maurel et Prom,….).

L’organisation des pétrolier exige également  l’exclusivité à Pizolub de la fourniture des lubrifiants aux sociétés  industrielles et minières paraétatiques telles que SEEG, SETRAG, CNNII, SOGARA, Télémania, ….

Les 170 employés de Pizolub accusent 5 mois d’arriérés de salaires. L’entreprise traine une lourde dette de 9 milliards de FCFA.

Antoine Relaxe

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Economie

L’ONEP dépose un préavis de grève générale sur la table du gouvernement

 

 

 

L’organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) a déposé mercredi, sur la table du gouvernement, un préavis de grève générale, qui débouchera en cas d’absence de dialogue franc, sur une grève de 5 jours en vue d’exiger aux autorités la satisfaction des attentes des employés de la société Pizo de formulation de Lubrifiants (PIZOLUB SA) actuellement au bord du gouffre. 

« L’Organisation Nationale des Employés du Pétrole (ONEP) vient porter à votre
attention le présent préavis de grève qui expire le jeudi 11 août 2020 à 23 heures 59
minutes. Aussi, à l’expiration dudit préavis, l’ONEP se réserve-t-elle le droit de lancer une
grève de cinq (5) jours, sur l’ensemble des établissements où exercent les travailleurs
de PIZOLUB SA », a indiqué le Secrétaire nationale de l’ONEP, Guylaine Mboui Ndong.

Les syndicalistes réclament de la société Pizolub le paiement des salaires des mois de mai et juin 2020, la réaffectation immédiate de l’ensemble du personnel renvoyé illégalement et
sans notification à demeure et indemnisation du manque à gagner occasionné
à chacun durant la période concernée, la restitution des sommes arbitrairement et indûment prélevées sur les salaires, le rétablissement de l’assurance maladie.

Ils exigent également la reclassification socio professionnelle des travailleurs, la réintégration de monsieur Nkombe Wora Jean-Marie, le respect strict des dispositions des articles 187 et 188 du Code du Travail, la mise à disposition des travailleurs des fiches de poste et le règlement des cotisations sociales (CNSS & CNAMGS) des employés de PIZOLUB, lesquels ne bénéficient pas, de ce fait, des prestations de la CNSS.

Le bureau national de L’ONEP reste par ailleurs disposé à un dialogue franc avec la société PIZOLUB SA.

 

Antoine Mayombo

 

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Economie Santé

Malgré le Covid-19, l’ONEP appelle le gouvernement à maintenir l’activité pétrolière pour éviter le chaos

Le SGA de l’ONEP Sylvain Mayabi Binet lisant la déclaration le 31 mars à Port-Gentil © D.R

Le secrétaire général adjoint de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), Sylvain Maya bi Binet, a dans une déclaration appelé le gouvernement à maintenir fonctionnelle  l’activité pétrolière, malgré la pandémie du Coronavirus (Covid-19) qui sévit au Gabon, pour dit-il éviter un marasme économique de grande ampleur.

« L’ONEP appelle le Gouvernement à ne pas céder à la pression des multinationales visant la cessation des activités productives, avec pour conséquence : la fragilisation de l’Etat et le chaos généralisé », a déclaré M. Mayabi Binet.

La puissante organisation des travailleurs du secteur pétrolier a également demandé aux  multinationales opérant au Gabon, notamment les majors pétroliers, à « se ressaisir et à faire preuve d’une solidarité sincère ».

« Cette situation exceptionnelle ne doit pas être utilisée à des fins de profits, mais plutôt à la mise en exergue de leur responsabilité sociétale. Cela devra se traduire par le maintien d’un niveau d’activité suffisant (forages, workovers et projets) pour sauvegarder les emplois et les activités de leurs sous-traitants qui emploient des milliers de travailleurs (plus de cinq mille). Pour le moment, la situation actuelle du prix du baril ne saurait être une justification ferme à ne pas continuer des investissements », a-t-il fait savoir.

Aussi, l’ONEP a-t-elle dit non  aux « licenciements économiques, non aux congés techniques avec réduction de la rémunération ».

Le Gabon compte présentement 18 cas testés positifs au Coronavirus dont un décès.

Antoine Relaxe

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Société

Finalement il y aura grève générale dès ce jeudi au Gabon

La grève générale de 5 jours envisagée par plusieurs syndicats pour obliger le gouvernement d’ouvrir des négociations sincères sur la révision du code de travail démarrera bien ce jeudi sur toute l’étendue du territoire national, a affirmé le Secrétaire général adjoint de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) qui entraine dans ce mouvement un des syndicats de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).

L’ONEP et le syndicat SYNTEE+ désavouent les deux syndicalistes qui ont négocié ce mercredi, la suspension du mouvement, avec le ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre et le Premier ministre, Julien Nkoghe Békalé.

« Deux personnes sont allés rencontrer le gouvernement sans informer les autres », s’est désolé Sylvain Mayabith de l’ONEP.

Ce mercredi, les secrétaires généraux des organisations syndicales COSYGA et CGSL, Philippe Djoula et Jean-Claude Bekalé ont décidé mercredi de suspendre le préavis de grève générale nationale dite d’avertissement déposé sur la table du gouvernement le 17 janvier. Ils ont annoncé cette décision d’abord au terme d’une rencontre avec le ministre de la Fonction publique et ensuite avec le Premier ministre.

Les syndicats mettent la pression sur le gouvernement qu’ils soupçonnent de vouloir remettre en cause les droits acquis des travailleurs. La mouture du code de travail élaborée par le gouvernement menacerait la stabilité de l’emploi. Elle soumettrait les travailleurs à une nouvelle forme d’esclavagisme professionnel où le travailleur n’aura d’autre choix que de se soumettre à la seule volonté de l’employeur par peur d’être licencié.

“Il y a eu beaucoup de malentendus dans cette affaire. Le gouvernement n’a jamais refusé de dialoguer”, a expliqué un proche du ministre de la Fonction publique contacté par Gabonactu.com.

La grève panique les gabonais. Dans un message diffusé dans les réseaux sociaux, le SYNTEE+ annonce un calendrier drastique de coupure d’eau et d’électricité dès jeudi matin.

Carl Nsitou

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Social Société

Révision du code du travail : le gouvernement “manœuvre” pour éviter le blocage du pays

Dans un communiqué transmis tard dans la nuit de dimanche à la rédaction de Gabonactu.com, le ministre gabonais de l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Formation professionnelle, chargé du dialogue social, Madeleine E. Berre, affirme avoir reçu vendredi dernier en séance de travail des organisations patronales et des travailleurs pour discuter sur la révision du code du travail à l’origine d’une colère des syndicalistes qui ont souhaité paralyser le pays durant 5 jours.

Plusieurs syndicats ont annoncé jeudi dernier leur volonté de déposer un préavis de grève du 23 au 27 janvier prochain.

Les syndicalistes à l’origine du préavis de grève veulent contraindre le gouvernement à réviser sa copie de « projet capitaliste et esclavagiste » du code du travail qu’il s’apprête à transmettre au parlement.

Dans son communiqué, Mme Berre et son ministre délégué, Mme Gisèle Akoghet épse Ndoutoume Essone, affirment opter « pour une méthodologie basée sur une concertation tripartite entre le Gouvernement, les employeurs et les travailleurs ».

Selon elles, le projet de réforme du code du travail est le résultat d’un long processus qui a respecté les étapes.

La première a eu lieu du 19 au 25 août 2019. Il s’agissait d’une concertation avec les partenaires sociaux (COSYGA, ONEP, etc.), avec prise en compte des contributions du patronat et des travailleurs.

La seconde étape est intervenue en novembre 2019. Elle portait sur une présentation du dossier en conseil interministériel afin de recueillir l’avis du gouvernement et de permettre à l’Etat, qui est employeur, de valider ce projet qui est actuellement en discussion au conseil interministériel

La prochaine étape est programmée ce mois de janvier. Elle vise à réunir l’ensemble des confédérations syndicales des travailleurs et employeurs en vue d’échanger sur la réforme du code du travail, les étapes d’évolution et les enjeux de l’emploi dans le secteur privé.

A l’issue de la séance de vendredi dernier, « rendez-vous a été pris pour cette semaine dans l’objectif de recueillir les préoccupations des travailleurs d’une part et celles des employeurs d’autre part », annonce le communiqué.

Malgré cette bonne volonté du gouvernement, les syndicalistes restent prudents. Ils soupçonnent le gouvernement de vouloir remettre en cause les droits acquis des travailleurs. La mouture mis en place par le gouvernement menacerait la stabilité de l’emploi. Elle soumettrait les travailleurs à une nouvelle forme d’esclavagisme professionnel où le travailleur n’aura d’autre choix que de se soumettre à la seule volonté de l’employeur par peur d’être licencié.

Carl Nsitou

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Projet du nouveau code du travail : l’employeur peut licencier un employé sans l’autorisation de l’inspecteur du travail (ONEP)

Le SGA de l’ONEP Sylvain Mayabi Binet durant l’entretien avec Gabonactu.com le 24 septembre à Libreville ©  Gabonactu.com

Le secrétaire général adjoint de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP),  Sylvain Mayabi Binet a déclaré avec amertume dans un entretien exclusif à Gabonactu.com, que le projet du nouveau code du travail en passe d’être adopté par le parlement, ne protège plus le travailleur mais donne plutôt la force à l’employeur de licencier son employé de son plein gré, sans l’autorisation de l’inspecteur du travail.

« Dans ce projet, le contrat du travail a été fragilisé comparativement au code en vigueur. L’employeur devient maître du contrat de travail du travailleur. Il peut décider de rompre le contrat de travail du travailleur sans  l’autorisation de l’inspecteur de travail », a déclaré M. Mayabi Binet.

Selon lui,  l’employeur  peut décider sans faute commise par un employé de rompre le contrat de travail si ce dernier refuse qu’un de ses avantages acquis (salaires, primes ou indemnités) soit remis en cause.

Pour Sylvain Mayabi Binet, « même le CDI qui est supposé être un contrat protégé n’est plus protégé parce que l’employeur peut en disposer à tout moment ».

L’ONEP fait partie des 13 syndicats de travailleurs qui dénoncent le projet du nouveau code du travail dont les travaux se sont tenus  en commission tripartite (gouvernement, chefs d’entreprises et syndicats de travailleurs) du 19 au 26 août dernier à Libreville. Les partenaires sociaux vont rencontrer en octobre prochain le bureau de l’Assemblée Nationale pour faire le plaidoyer. Ils veulent que les députés prennent en compte leurs amendements, pour, disent-t-ils, garantir la paix sociale dans le pays.

Sydney IVEMBI

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Gabon : le nouveau code du travail jugé dangereux par les syndicats de travailleurs

Le projet du nouveau code du travail remis récemment au ministre du travail, Madeleine Berre  par le président de la  CPG, Alain Bâ Oumar est jugé dangereux pour les travailleurs © D.R

Un collectif des 13 syndicats des travailleurs, pour la plupart du secteur privé,  boude l’application du nouveau code de travail revisité récemment, considéré comme très favorable aux employeurs.

Selon notre confrère Direct Infos Gabon,  « la remise en cause du principe de la conservation des droits acquis et de la stabilité de l’emploi est une soumission à une forme d’esclavagisme professionnel où le travailleur n’aura d’autre choix que de se soumettre à la seule volonté de l’employeur par peur d’être licencié ».

Durant les sessions de restitution organisées à Libreville et à Port-Gentil récemment, les partenaires sociaux ont estimé que le code du travail qui est censé protéger l’employé  va désormais  l’asservir.

Sous la houlette de la puissante Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), les 13 syndicats ont annoncé  une grande mobilisation le 27 septembre prochain à Port-Gentil, capitale économique, pour dire : « non à l’esclavagisme professionnel et à l’aliénation des droits ! ».

Les syndicalistes ont sollicité une concertation tripartite (gouvernement, employeurs et employés) pour acter un certain nombre d’amendements qu’ils ont apporté pour améliorer cette loi qui pourrait rentrer en vigueur très prochainement.

Antoine Relaxe

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Economie

L’ONEP en guerre contre le travail précaire dans le secteur du pétrole et gaz

Le responsable de la communication de l’ONEP Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong ©  Gabonactu.com

La problématique du Travail précaire dans le secteur du pétrole et gaz était récemment en débat au cours d’un séminaire organisé par l’Organisation des employés du pétrole (ONEP) en collaboration avec le Réseau énergétique de la Fédération internationale IndustriAll Global Union. Dans cet entretien, Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong, secrétaire nationale chargée de la règlementation, des relations extérieures et de la communication de l’ONEP, revient sur l’essentiel de la rencontre.

 

Gabonactu.com : Vous avez récemment organisé un séminaire sur le travail précaire dans le secteur pétrole et gaz, quels sont été les principales thématiques qui ont été abordées ?

Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong : Au cours de la première journée, nous avons fait une présentation générale des conditions d’emploi des travailleurs dans le secteur pétrolier et nous avons abordé les nouvelles formes de précarité que nous voyons apparaître et qui contourne la loi 20 de mise à disposition du personnel. Le deuxième jour s’est accentué sur des ateliers de travail qui avaient pour objectif de discuter sur la thématique de la syndicalisation de ces travailleurs précaires et sur la protection des droits des membres du syndicat.

Gabonactu.com : Quelles sont ces nouvelles formes de précarité ?

Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong : Il s’agit notamment de l’emploi abusif des travailleurs dans les contrats à durée déterminée. Ce sont des contrats qui sont renouvelés par exemple tous les un mois, deux mois ou tous les six mois. Donc, c’est tous ces types de contrats, hors contrats CDI, qui offrent une certaine forme d’insécurité dans l’emploi de ces types de travailleurs. La campagne de sensibilisation a porté sur un volet d’information, d’abord, et de formation sur la possibilité de ces travailleurs précaires à pouvoir s’organiser autour d’un syndicat dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et leurs conditions de travail.

Gabonactu.com : Au terme du séminaire, vous avez tenu à faite le point au ministre de la Fonction publique, qu’est ce qui ressort de cet entretien ?

Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong : Nous lui avons fait un breafing de tout ce qui a  été fait comme travail. Un rapport final sera pondu et il sera restitué auprès du ministre du travail et du ministre du Gaz, du Pétrole et des Hydrocarbures. C’est pour que nous ayons des pistes de solution, l’Onep, en tant que représentant des travailleurs et nos partenaires sociaux qui sont d’une part, les pouvoirs publics et d’autre part le patronat.

Gabonactu.com : vous avez reçu des collègues de la Côte-d’Ivoire, lors de ce séminaire, quel a été leur apport ? 

Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong : Leur apport a été dans un cadre de conseil, d’éducation ouvrière et d’orientation plénière parce qu’Industrial oïl global union est une fédération internationale qui a une certaine expérience sur les thématiques liées à la précarité. Donc ce séminaire avait pour objectif aussi, d’une part, de pouvoir ouvrir ce débat au sein de la zone francophone qui regroupe le Gabon, le Sénégal et la Cote d’ivoire pour qu’ensemble nous puissions créer une plate-forme d’entraide pour marcher vers la quête des solutions pour lutter contre la précarité.

Gabonactu.com : Gabonactu.com vous remercie

Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong : c’est moi

Propos recueillis par Lisa Mboui

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