Catégories
Transport

SOGATRA planche sur des règles de gestion orthodoxe pour optimiser sa performance

Les participants durant l’atelier de renforcement des capacités en gestion des deniers publics à  SOGATRA le 23 octobre à Libreville © Gabonactu.com

Le Directeur général de la Société gabonaise de transport (SOGATRA), Laurent Skitt a initié durant jours un atelier portant sur les règles de gestion orthodoxe des deniers publics au sein de cette entreprise de service public, confrontée à plusieurs insuffisances chroniques.

L’atelier riche en enseignement s’est penché sur les recommandations issues des différents rapports d’audits effectués à SOGATRA il y a quelques années. Il est question pour l’entreprise de mettre en en évidence la notion de « l’unicité de caisse et rendre compte aussi bien à la hiérarchie qu’à la Cour des comptes ».

Pour l’expert qui a animé l’atelier, Alex Euv Moutiangou, par ailleurs, président de chambre à la Cour des comptes , « l’argent ne doit pas prendre plusieurs Directions, l’argent doit aller vers le comptable public ».

Laurent Skitt, est déterminé à redonner à  SOGATRA ses lettres de noblesse © Gabonactu.com
Laurent Skitt, est déterminé à redonner à SOGATRA ses lettres de noblesse © Gabonactu.com

Les participants à l’atelier étaient composés des personnels de la Direction administrative et financière et l’ensemble des agents qui manipulent des deniers en l’occurrence la principale caissière de l’entreprise, le responsable d’exploitation ainsi que les chefs des services de production des tiquets.

Les séminaristes ont planché aussi sur  les sempiternelles carences qui obèrent le fonctionnement de SOGATRA. Il s’agit entre autres de la gestion approximative qui ne devrait plus avoir droit de cité, la vétusté du parc automobile tributaire du choix inapproprié de l’outil opéré par les précédents dirigeants et les effectifs pléthoriques.

« En prenant mes fonctions je suis tombé sur un rapport dressé justement par la cour des comptes qui mettait en lumière la quasi-totalité des insuffisances, l’opacité dans la gestion, l’absence des procédures, le caractère inopérant du système d’informations. Donc nous attaquons à toutes ces problématiques en démarrant par cet atelier », a fait savoir M. Skitt.

Laurent Skitt a laissé entendre que l’espoir renaissait désormais au sein de SOGATRA. Une gouvernance saine est mise en exergue depuis son arrivée en janvier 2020. Il a mis fin aux recrutements intempestifs, aux Contrats à durée déterminée (CDD) et réhabilité une quarantaine des Bus. 7 bus étaient à peine fonctionnels dès sa prise de fonctions.

Avec un budget d’investissement de 840 millions de FCFA, le nouveau patron de SOGATRA a lancé avec l’appui de la Direction générale des marchés publics, un appel d’offres pour renouveler le parc automobile. L’entreprise de transport va migrer maintenant vers les bus de type Coaster ou l’équivalent dont les pièces sont disponibles au Gabon, ce pour un fonctionnement efficient de l’outil.

Camille Boussoughou

Suivez nous et Aimez nos pages
Catégories
Economie

La Cour des comptes audite la Mairie d’Akanda

Une mission de la Cour des comptes a entamé mercredi, sur sollicitation des 11 conseillers municipaux de l’opposition regroupés au sein du Rassemblement pour la patrie  et la modernité-Union nationale (RPM-UN) , un audit de gestion financière dans cette commune située au nord de Libreville  gangrénée par de nombreux soupçons de détournements des deniers publics.

L’audit concerne également des salaires de l’exercice 2018-2020. Les conseillers municipaux souhaitent que par cet audit prenne fin le paiement mensuel de l’indemnité de domesticité, eau électricité, et téléphone versée aux maires adjoints de la commune, aux maires d’arrondissements ainsi qu’à leurs adjoints.

Cette indemnité est pour ces élus de l’opposition « un détournement de deniers publics », ce d’autant plus qu’elle n’est  pas attribuée par la réglementation en vigueur, notamment le décret n°000455/PR/MID/MEFBP du 23 mai 2006, portant harmonisation des droits et avantages des élus qu’au maire central.

Au terme de la mission de la Cour des comptes à la mairie d’Akanda, un rapport sera produit pour décision, indique-t-on.

Antoine Mayombo  

Suivez nous et Aimez nos pages
Catégories
Economie

La Cour des Comptes révèle un déficit de 147,031 milliards dans l’exécution du budget 2018

les membres de la Cour des comptes et le bureau du Sénat dont sa présidente en première ligne © Gabonactu.com

Le contrôle effectué par la Cour des comptes dans l’exécution de la loi des finances 2018 s’est soldé par un déficit, révèle le rapport de l’exécution budgétaire déposé mercredi au parlement.

Selon le rapport de la juridiction financière, ‘’ le contrôle de l’exécution des lois de finances de l’exercice 2018 s’est soldé par un déficit de 147,031 milliards de francs Cfa, le niveau de réalisation des ressources n’ayant pas permis de financer l’intégralité des charges.’’

En plus de ce constat, ce contrôle a mis en lumière plusieurs points d’ombres. Il s’agit entre autres du caractère irréalisable des prévisions des ressources et des charges, de l’évaluation partielle des dépenses fiscales par la direction générale des Impôts (DGI), l’importance du poids de la dette, le faible recouvrement des recettes, l’absence des décrets autorisant les modifications des crédits opérés en cours d’exercice.

La Cour des comptes note aussi les soldes débiteurs persistants de plusieurs collectivités locales, le non versement de la part patronale de l’État employeur au titre des pensions de retraite, la non exécution des crédits du Compte d’affectation spéciale, les difficultés à évaluer la performance des programmes du fait de la non production des PAP et des RAP, la non tenue de toutes les comptabilités prévues par la Loi organique relative aux lois de finances et à l’exécution.

Par ailleurs, le président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia a indiqué que la juridiction financière n’a pas pu effectuer certaines analyses relatives au contrôle de l’exécution de la loi de finances de l’exercice 2018, du fait du non-respect des délais de production des documents légaux essentiels. Un manquement considérable qui prive le Parlement d’informations relatives à l’atteinte des objectifs fixés dans les projets annuels de performance (PAP).

Lisa Mboui

Suivez nous et Aimez nos pages
Catégories
Economie

Le Gabon a perdu 41 milliards de FCFA par année en 36 ans

Le récent  rapport de la cour des comptes révèle une grosse malversation financière orchestrée par les administrateurs de crédit affectés dans tous les ministères. Ils distrayaient  plus de 41 milliards de FCFA chaque année en 36 ans, soit une bagatelle enveloppe de 1500 milliards de FCFA.

Selon le rapport puant  remis officiellement le 25 octobre dernier au premier ministre Julien Nkoghé Bekalé par le président de la Cour des comptes, Gilbert Ngoulakia,  l’argent disparu provenait des amandes et des mises en débets infligées aux opérateurs économiques. Le tripatouillage, allant de 1979 jusqu’en 2012, concerne également la gestion scabreuse des comptes de certains administrateurs de crédit   dans les différents départements ministériels.

Le contrôle minutieux et la vérification des  écritures comptables a permis de desceller des mauvaises pratiques, longtemps entretenues par les administrateurs des crédits,  de connivence avec des entreprises adjudicataires. Selon l’hebdomadaire ‘’Gabon Matin’’  édité par l’Agence gabonaise de presse (AGP) qui s’appuie sur le même rapport, ces sociétés ont été payées pour un travail non exécuté. D’où le phénomène des éléphants blancs, travaux inachevés.

La liste des contrevenants est déjà disponible, indique-t-on.  Lors de la cérémonie de remise dudit rapport au chef du gouvernement,  Gilbert Ngoulakia  a indiqué que « la Cour  des comptes doit tout mettre en œuvre que cette importante somme soit recouvrée dans les meilleurs délais ».

La publication de ce rapport pourrait relancer l’opération  « Mamba », qualifiée de mains propres, initiée par le Président Ali Bongo pour assainir les finances de l’Etat. Plusieurs gros poissons sont  déjà dans la nasse, à l’instar de Magloire Gambia, super  ministre de la promotion des investissements, de l’urbanisme et des travaux publics, incarcéré depuis janvier 2017, en attente de jugement.

Antoine Relaxe

Suivez nous et Aimez nos pages
Catégories
Justice

Rentrée judiciaire sous le regard vigilant d’Ali Bongo

Le Président Ali Bongo Ondimba lors de rentrée judiciaire @ DCP

 

Libreville, le 2 octobre (Gabonactu.com) – Le premier président de la Cour des Comptes, Gilbert Ngoulakia, par ailleurs  président en exercice  du Corps Judiciaire Gabonais a président la cérémonie solennelle d’audience de rentrée judiciaire sous le regard vigilant du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

 

 

La cérémonie  a eu lieu dans la salle d’apparat du Palais de justice de Libreville. Une rentrée judiciaire sous le sceau de l’affirmation de la démocratie  et de la bonne gouvernance du pays.

 

 

« Nous devons nous engager à faire mieux au cours de cette nouvelle année judiciaire, car la politique volontariste du chef de l’Etat doit être soutenue par le pouvoir judiciaire que nous représentons afin de produire les résultats escomptés et être performants. Toutes les professions doivent se sentir concernées », a déclaré M. Ngoulakia lors de son allocution.

 

Gilbert Ngoulakia qu’entouraient d’autres membres du corps judiciaire @ DCP

Le Vice-Président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, le premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet et plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette rentrée judiciaire qui se tient chaque début du mois d’octobre de l’année. Celle-ci marque la reprise des activités de l’appareil  judiciaire. Le bilan de l’année écoulée a été jugé positif.

 

 

La rentrée judiciaire intervient après la tenue du dernier Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du 7 septembre dernier, au cours duquel le chef de l’Etat a rappelé aux magistrats les attentes des Gabonaises et des Gabonais.

 

 

«J’ai toujours souligné avec insistance la nécessité d’offrir aux justiciables, une justice libre et indépendante, droite et tolérante, forte et équitable qui doit, comme d’autres domaines, assurer l’égalité des chances en étant au service de tous, sans distinction aucune.», avait-il rappelé.

 

Sydney IVEMBI

Suivez nous et Aimez nos pages