Projet de réforme du Code du travail : place au Bureau international du travail

 
Au terme de la plénière tripartite sur le projet de réforme du Code du travail, qui s’est tenue du 3 au 9 février, les parties ont convenu de s’en tenir à la règlementation en transmettant les conclusions de la plénière au Bureau international du travail (BIT) pour avis avant sa transmission pour examen par les instances nationales.
Si le déroulement de la plénière tripartite sonne comme une victoire pour le gouvernement, le processus d’aboutissement du Code du travail est loin d’être arrivé à son terme. En effet, avant son examen pour adoption par les instances nationales, le texte devra être présenté aux instances internationales de régulation du travail, notamment le Bureau international du Travail, selon les dispositions de l’Organisation internationale du travail (OIT).
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« Chers partenaires sociaux, nous compléterons ce travail de qualité avec le soutien technique des experts du BIT que nous avons déjà saisi, à cet effet, afin de garantir aux parties toute la transparence du gouvernement sur l’avancée de cette importante réforme au cœur de la politique de développement de son excellence Ali Bongo Ondimba. Ainsi une version réécrite de la réforme du rapport de cette plénière, incluant les rapports respectifs de chaque commission sera adressée au bureau international du travail pour avis technique avant son adoption », a affirmé la ministre du Travail, en charge du Dialogue social, Madeleine Edmée Berre.
Le premier ministre, Julien Nkoghe Bekale a pour sa part rassuré les partenaires sociaux de la volonté du gouvernement de parvenir à un Code du travail qui rassure le travailleur et qui permet sa mobilité en le mettant au centre de la production. Un objectif qui, selon le chef du gouvernement ne saurait être possible sans la participation active des travailleurs.
« L’enjeu, c’est la création d’emplois, c’est préserver l’emploi. L’enjeu, c’est préparer l’avenir de nos enfants », a-t-il indiqué.
Aussi, dans cette logique, il a instruit le ministre du Travail de solliciter le BIT afin d’accompagner le gouvernement sur trois composantes, notamment la mise en place d’un cadre juridique du Dialogue social constructif et inclusif permanent en accord avec les normes international de l’OIT, la mise en place d’un calendrier d’élections professionnelles de l’ensemble des organisations syndicales, toujours en accords avec les textes nationaux et les normes de l’OIT et  la mise en place d’un chronogramme de formation syndicale destinée à l’ensemble des leaders syndicaux.

Lisa Mboui

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