Mutation du RHM au RPM : un procédé légal selon l’article 23 de la loi sur les partis politiques

Le 3ème vice-président du RPM, Edgard Owono Ndong (centre) durant sa conférence de presse le 12 mai à Libreville © Gabonactu.com

Le 3ème vice-président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM, opposition radicale), Edgard Owono Ndong  a fait savoir  mercredi 12 mai dans une conférence de presse à Libreville, que le Changement de la dénomination du Rassemblement héritage et modernité (RHM) en Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) dont le frère ennemi Michel Menga M’Essone conteste la légalité, est juridiquement correcte selon  l’article 23 de la loi N° 16/2011 du 14 février 2012 relative aux partis politiques.


« Ce qu’il ignore c’est que la loi sur les partis politiques, dans son chapitre troisième qui traite des principes généraux de fonctionnement des partis politiques, c’est-à-dire des formations politiques qui existent déjà, en son article 23, leur reconnait le droit de procéder à des modifications majeures de leurs structures ou de leurs programmes à savoir : statuts, règlements intérieurs, sièges, dénominations, logos emblèmes ou organes dirigeants à condition de notifier ces changements, pour information, aux services compétents du Ministère de l’intérieur dans un délai de 15 jours, à compter de la date desdits changements. Cette notification donne lieu à la délivrance d’un récépissé », a déclaré M. Owono Ndong, indiquant par ailleurs que le bureau de son parti a fait tout ce procédé au terme d’un congrès extraordinaire organisé les 5,6 et 7 avril 2019 à Libreville.

Dans une conférence presse tenue le 9 mai à Libreville, Michel Menga M’Essone qui revendique également le leadership du RHM, a indiqué « quil n’est pas possible de légaliser le RPM dès lors que le RHM a des élus à l’Assemblée ». Le RHM compte 6 députés à l’Assemblée nationale et 73 élus locaux.

Pour Edgard Owono Ndong, il s’agit là d’un mensonge éhonté doublé de la roublardise politique de Michel Menga qui « fait de la liquidation du RPM, émanation du RHM et des ses dirigeants, un fonds de commerce pour se maintenir au gouvernement ».

Le directoire du RHM avait suspendu Michel Menga de son poste de Secrétaire général. Il avait ensuite organisé une mutation du nom du parti au terme d’un congrès extraordinaire en avril 2019. Une manière d’isoler définitivement le supposé traître. Ce dernier avait organisé également son congrès qui l’a porté à la tête du RHM le 03 janvier 2021.

Après une action en justice intentée par Alexandre Barro Chambrier, président du RPM, à l’encontre de Michel Menga pour « troubles illicites », le tribunal de Libreville par le biais d’une ordonnance du juge des référés datant du 16 avril 2021, a indiqué que le RPM n’avait pas d’existence juridique.

Camille Boussoughou


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