PUBLICITÉS A LA UNE
PUBLICITÉS A LA UNE
PUBLICITÉS A LA UNE

Médias : RSF dénonce la dictature de la HAC accusée d’être un instrument au service du pouvoir

Médias : RSF dénonce la dictature de la HAC accusée d’être un instrument au service du pouvoir

7 des 9 membres de la HAC © Gabonactu.com

Libreville, 26 juin (Gabonactu.com) – L’ONG de défense de la liberté de la presse Reporters Sans Frontières (RSF) a, dans un communiqué publié mercredi, demandé une réforme du fonctionnement de la Haute autorité de la communication (HAC), l’organe de régulation des médias afin qu’elle remplisse son rôle originel de défendre la liberté de la presse plutôt que les intérêts du pouvoir.

La “HACHE”. C’est ainsi que les journalistes gabonais surnomment la Haute autorité de la communication (HAC), pour sa propension à “couper la tête” aux médias, en leur infligeant régulièrement des suspensions. Le 20 juin 2019, l’organe de régulation des médias n’a pas failli à sa réputation en sanctionnant le journal Fraternité d’une interdiction de parution d’un mois pour un article publié le 13 juin, intitulé : « Qui dirige le Gabon? » Ce dernier interroge notamment la capacité du président gabonais à diriger le pays depuis son accident vasculaire cérébral en octobre 2018.


L’autorité a jugé que les écrits constituent “des insinuations malveillantes, calomnieuses, injurieuses et mensongères” et qu’ils portent  “atteinte à l’honneur et à la dignité du président”. Elle a également exigé le retrait de tous les kiosques et autres points de vente du numéro incriminé. Contacté par RSF, le journal a indiqué son intention de faire appel de cette décision, quitte à passer par la justice.

“Depuis son entrée en fonction il y a un an, la HAC a procédé à une douzaine de suspensions arbitraires privant différents médias de publication ou d’antenne pour une durée cumulée de 28 mois, déplore Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Ce bilan est désastreux. Cette autorité apparaît clairement comme un instrument de défense des intérêts du régime et se mue en véritable bourreau des médias au détriment de sa mission première de défense de la liberté de la presse. Aujourd’hui seule une réforme en profondeur de son fonctionnement et de sa composition pourrait permettre aux journalistes de retrouver une liberté de ton et de traiter tous les sujets d’intérêts généraux, même les plus sensibles politiquement”.

Créée par ordonnance le 23 février 2018 en remplacement du Conseil national de la communication (CNC), la Haute autorité de la communication est censée être une autorité administrative indépendante. Sur les 9 membres qui la composent, 7 sont directement nommés par le pouvoir. Les médias qui osent critiquer le président ou ses proches s’exposent à des sanctions presque systématiques.

En novembre 2018, le journal l’Aube écopait ainsi d’une suspension de 3 mois pour avoir évoqué la santé du président. Quelques mois plus tard, en avril 2019, le journal était à nouveau sanctionné pour 6 mois pour avoir publié une interview fictive de l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo à l’occasion du 1er avril et pour une interview de Désiré Ename, directeur de publication du journal Echos du Nord -lui aussi suspendu à plusieurs reprises- qui dénonçait un “acharnement exceptionnel sur des journaux bien ciblés”.

Le Gabon a perdu 7 places dans le Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF en 2019. Il occupe désormais la 115e position sur 180 pays.

Source : rsf.org

Suivez nous et Aimez nos pages

Related posts

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

RSS
Follow by Email
pendik escort kartal escort çekmeköy escort escort mersin konya escort mersin escort erotik film izle türkçe altyazılı porno lezbiyen porno sex hikaye mersin escort bodrum escort mersin bayan escort