Mathieu Mboumba Nziengui désormais président illégitime de l’UPG

Mathieu Mboumba Nziengui est désormais illégitime à la tête de l’UPG © Archives Gabonactu.com

Libreville, 17 juillet (Gabonactu.com) – Le président de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition modérée), Mathieu Mboumba Nziengui, est considéré désormais comme un leader illégitime par ses militants pour n’avoir pas organisé, au mois de juin dernier,  le 2e congrès ordinaire de ce parti créé par l’opposant charismatique Pierre Mamboundou, décédé le 15 octobre 2011.

Elu sur le fil, 87 voix contre 76 pour la veuve  Mamboundou, au terme du 1er congrès de l’UPG organisé les 25 et 26 juin 2016 à Ndendé, dans la province de la Ngounié (Sud), Mboumba Nziengui a épuisé son mandat de trois ans. Selon les statuts et le règlement intérieur du parti, il était question pour lui de convoquer, un mois avant l’expiration de son mandat (26 juin dernier), un congrès pour renouveler le bureau exécutif. La rencontre politique n’aura pas eu lieu pour des raisons inconnues.

« Nous avons interpellé le président pour qu’il organise le congrès, mais il s’en fout », a confié à Gabonactu.com un cadre du parti, dénonçant au passage le mauvais management de Mathieu Mboumba Nziengui, du reste très contesté dorénavant par de nombreux militants.

Les UPGistes s’indignent par ailleurs de la non célébration du 30e anniversaire de ce parti créé le 14 juillet 1989 à Paris, en France. L’exécutif de l’UPG n’a même pas songé à faire une simple déclaration durant ce jour du souvenir. Une volonté manifeste, d’après les militants, de liquider « l’héritage de Pierre Mamboundou ».

L’élection de Mathieu Mboumba Nziengui à la tête de l’UPG en juin 2016 avait pour but de mettre définitivement fin à la crise de leadership survenue au lendemain du décès, le 15 octobre 2011, du président fondateur de cet ancien parti radical.

Après la disparition de Pierre Mamboundou, une crise de leadership a ébranlé le parti qui s’était par la suite fractionné. Plusieurs tendances s’étaient créées, dont l’UPG dite « Loyaliste » dirigée par Jean de Dieu Moukagni Iwangou et l’aile UPG « Légaliste » présidée par Mathieu Mboumba Nziengui. Une autre portion du parti avait rallié Bruno Ben Moubamba. Le premier et le troisième cités ont transformé leurs courants en partis politiques indépendants, en changeant de dénomination, respectivement Union et Solidarité (US) et Alliance pour la restauration et le changement (ACR).

Par contre, Mathieu Mboumba Nziengui a gardé le nom originel du parti.

La crise de leadership semble toujours d’actualité au sein de l’UPG. La gestion approximative du parti a contraint certains cadres à créer en février 2018 un courant baptisé « les Mamboundouîstes ». Ce mouvement veut évincer Mathieu Mboumba Nziengui pour sortir l’UPG de sa « léthargie abyssale ».

Les Mamboundouîstes reprochent à Mathieu Mboumba Nziengui le manque de vision politique, la violation des statuts et du règlement du parti, le clanisme et le népotisme.

Sydney IVEMBI

 

 

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