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Les commerçants ne vont pas nous dicter leur loi (Léandre Nzué)

Les commerçants ne vont pas nous dicter leur loi (Léandre Nzué)

Léandre Nzue durant sa conférence de presse le 30 octobre 2019 © Gabonactu.com

Le maire de Libreville, Léandre Nzué a déclaré mercredi dans une conférence de presse que les commerçants de Libreville qui menacent d’entrer en grève pour protester contre les contrôles intempestifs devenus comme des opérations d’extorsion de fonds ne vont pas dicter leur loi aux autorités municipales de Libreville

Léandre Nzué s’est montré particulièrement ferme. Les agents municipaux vont poursuivre leur bouleau de collecte des taxes municipaux. Chaque mission de contrôle est accompagné d’un régisseur porteur des quittances du Trésor public. Il n’y a rien d’anormal dans le travail qui est effectué, selon lui.


« Tous les contrôleurs ne sont pas des agents municipaux. Il y a d’autres administrations », a-t-il précisé avant de martelé qu’au cas où les agents municipaux décident de fermer leurs boutiques, « nous trouveront d’autres personnes pour vendre ».

« S’ils ferment, la mairie a encore quelques moyens pour acheter la marchandise. Il y a des gabonais qui veulent travailler. Ils verront », a-t-il insisté.

Samedi dernier, l’Union syndicale des acteurs du commerce (UNSAC) a annoncé dans un point de presse qu’elle déposera sur la table du gouvernement un préavis de grève dénonçant les contrôles intempestifs effectués dans leurs boutiques sous les menaces et la violence par les agents municipaux.

 A en croire les témoignages de ces commerçants, les agents municipaux font soudainement irruption dans un magasin ou une petite épicerie de quartier. Ils ont un verbe volontairement agressif. Parlent à l’impératif dans le seul but de pousser le vendeur à bout. Ils réclament certaines taxes dont ces commerçants disent ne pas connaître l’existence.

Les sommes exigées lorsqu’une infraction est constatée sont faramineuses. Les commerçants parlent des centaines de milles.

Pour tous les commerçants qui ne veulent pas sortir l’argent, les contrôleurs opèreraient de force des saisies importantes des marchandises qu’ils emportent sans retour. Au pire des cas, ils scellent les magasins au chalumeau.

Du 16 au 18 octobre dernier, plusieurs commerçants de la capitale ont décidé d’observer une grève d’avertissement de 3 jours.

L’hôtel de ville a fini par recevoir certains syndicalistes mais pas tous. « Le Gabon est un souverain. Il faut respecter les lois du pays. Les choses doivent changer et elles changeront », a-t-il conclu en demandant aux commerçants d’être en règle et de respecter les lois et règlements de la République gabonaise.

Carl Nsitou

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