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Le CRAC dit non à la démission de Maixent Accrombessi

Le CRAC dit non à la démission de Maixent Accrombessi

Le directoire du CRAC lors de la conférence de presse  le 11 août 2015  @ Gabonactu.com

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le secrétaire général du Club de réflexion d’action citoyenne (CRAC), Lié-José Moundounga a dit non à la démission de Maixent Accrombessi Nkani au poste de directeur de Cabinet du Président de la République comme le réclame l’opposition gabonaise.
« Monsieur Accrombessi ne doit pas démissionner », a déclaré M. Moundounga mardi dans une conférence de presse tenue à Libreville. L’opposition réclame la démission de Maixent Accrombessi parce qu’il a été cité par la justice française dans une affaire de « corruption d’agent public étranger ».

 

 

 

 

Le Club de réflexion d’action citoyenne se définit comme une plateforme associative soutenant l’action et la vision du développement du chef de l’État, Ali Bongo Ondimba. Il a condamné vigoureusement « les mécanismes néo-colonialistes » de la France contre les hautes autorités gabonaises.


 

 

Pour le CRAC, l’interpellation spectaculaire à l’aéroport Roissy de Paris le 3 août dernier de Maixent Accrombessi par la police française visait à « éclabousser le pays tout entier ». Maixent Accrombessi a été interpelé par la police judiciaire de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) pendant qu’il s’apprêtait à s’embarquer dans l’avion pour regagner Libreville. Il a été gardé à vue durant plusieurs heures avant d’être relaxé le même jour en soirée.

 

Quelques adhérents du CRAC assistant à la conférence de presse @ Gabonactu.com
Quelques adhérents du CRAC assistant à la conférence de presse @ Gabonactu.com

« Pourquoi cet acharnement et cette cabale ?» s’est-t-il questionné en dénonçant le vice de forme et de fond que revêtait l’interpellation et la garde à vue du directeur de cabinet du Président de la République. Léonce Boukosso, l’un des porte-paroles du CRAC a indiqué de son côté « qu’il y a dans cette affaire une volonté manifeste de manipuler l’opinion ».

 

 

Le directeur de cabinet de la présidence est sous le coup d’une enquête judiciaire pour une vieille affaire de « corruption présumée » classée depuis 2005 par la justice française.« Curieusement l’affaire a été exhumée aujourd’hui », s’étonne M. Boukosso qui soupçonne la France de complot avec les opposants gabonais pour dit-il chercher à déstabiliser le pays qui s’apprête à organiser l’élection présidentielle en 2016. Ali Bongo Ondimba étant un potentiel candidat à sa propre succession.

 

 

Selon le CRAC, cette affaire ne repose sur aucun acte d’accusation solide. L’État français digérerait mal d’avoir perdu son monopole de partenaire exclusif du Gabon. Ali Bongo Ondimba ayant fait le choix de développement économique  du pays en diversifiant ses partenaires depuis son arrivé au pouvoir en 2009.

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