Insécurité : la police procède à des rafles dans les bars et clubs, 297 victimes

La police gabonaise sommée par le pouvoir de traquer les criminels à Libreville et Owendo @ DR

Libreville, 29 mai (Gabonactu.com) – La police gabonaise a procédé la semaine dernière à des rafles de jour comme de nuit dans les bars et autres clubs de Libreville et Owendo pour dénicher les mineurs qui se « shootent » à l’alcool et au « Kobolo » avant de descendre dans les rues pour braquer, arracher les sacs et téléphones des paisibles citoyens.
 
L’opération dont le nom de code serait «ville tranquille» aurait été personnellement supervisée par le préfet de police de Libreville, le Général de Brigade, Jean Germain Effayong Onong promu par le pouvoir pour nettoyer Libreville et ses environs comme il l’avait fait durant les années Omar Bongo Ondimba dans son fief de Franceville. Le général Effayong Onong est réputé pour sa très grande rigueur qui est à contrario, considérée par certains comme un excès de zèle.
 
Selon les chiffres de la Préfecture de police de Libreville (PPL), publiés dans les réseaux sociaux, dans la commune d’Owendo, l’on dénombre pas moins de 109 personnes arrêtées et à Libreville, 188 personnes, dont 180 hommes, 8 femmes, 21 mineurs, 167 majeures, 164 élèves et 24 sans emplois. Deux mineurs de 7 ans ont également été interpellés dans un bar à 21 heures consommant de la bière, selon une source contactée par Gabonactu.com
 
Outre les clients, la police a également interpellé des tenanciers des bars pour avoir librement accepté l’accès des élèves en tenue dans leur commerce.
 
Les jeunes interpellés auraient reçu un rappel à la loi en présence de leurs parents convoqués pour la circonstance avant d’être relaxés. 18 d’entre eux surpris en possession des Tramadols ou Kobolo, produits injustement utilisés comme des drogues, devaient être présentés devant un juge, selon la source contactée par Gabonactu.com
 
La PPL désormais active dans les réseaux sociaux multiplie les communiqués pour sensibiliser les familles sur la criminalité dont les jeunes sont devenus les principaux acteurs dans la capitale.
 
« Les mineurs sont très protégés par la loi mais aucune loi ne les autorise à violer la loi », a nuancé une source policière.


Carl Nsitou


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