Insécurité en milieu scolaire : cri d’alerte des responsables du lycée Ogoula Mbéye  de Port-Gentil

Le lycée Ogoula Mbéye  de Port-Gentil devient un véritable repère des bandits de grands chemins © Gabonactu.com

Les populations de Port-Gentil ne savent plus à quel saint se vouer. Le climat d’insécurité qui prévaut dans  ladite ville est incroyable et n’épargne aucune couche sociale. Les bandits détroussent les honnêtes citoyens, violent, tuent  sans être inquiétés et s’y adonnent toujours à volonté.

L’année scolaire 2021-2022 sera certainement gravée dans la mémoire de Didier Biboube-Bi-Mba le proviseur du lycée évangélique Ogoula Mbéye, puisqu’elle a été marquée par plusieurs cas d’atrocités tâchés de sang dû à une barbarie extrême. En effet, il y’a tout juste trois mois en arrière que ce lycée avait été le théâtre d’une bagarre sans précédent. Plusieurs élèves avaient été braqués puis poignardés à l’aide des couteaux et machettes soigneusement dissimulés dans pantalons Jeans des bandits.


« Parfois ces bandits s’introduisent dans les salles de classes pour semer la panique », a indiqué  Benoît un enseignant.

Sans limites, ils vont jusqu’à cambrioler cette école la nuit en passant par l’arrière de l’école, en escaladant la barrière. Des actes qu’ils perpétuent au nez et à la barbe des forces de l’ordre informés des faits.

Pour Biboube-Bi-Mba, « jusqu’à ce jour ces bandits n’ont pas encore été identifiés, nous avons informés les plus hautes autorités de la province, mais rien, cette année nous craignons que de tels actes se produisent encore ».

En effet, dans cette impuissance parfaite des autorités politico-administratives ainsi que celles des agents de sécurité, les bandits qui se tassent derrière cet établissement de jour comme de nuit, très exactement à la hauteur du quartier chic au lieu-dit ‹‹ le ghetto ››, ne semblent pas être inquiétés.

Cet endroit est considéré comme étant une zone à risques, un marché à ciel ouvert où ils vendent et consomment à longueur de journée du chanvre indien, kobolo, cocaïne et l’héroïne, le stone, spich et bien d’autres drogues dures.

Vincent Ranozinault


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