Evaluation à mi-parcours de PDIL2 : des résultats mitigés

Le consultant de PDIL2  Bernard Nyaburerwa durant son exposé le 7 juin à Libreville  © Gabonactu.com

Libreville, 7 juin (Gabonactu.com) – Le Projet de développement des infrastructures locales  phase 2 (PDIL2), financé sous forme de prêt  par la Banque Mondiale  pour une durée de 5 ans (janvier 2016-janvier 2021), connait des résultats mitigés,  selon un atelier de restitution organisé vendredi à Libreville.

L’atelier organisé par la Commission Nationale de TIPPEE a fait un diagnostic sans complaisance de l’avancement de PDIL2, mise en œuvre dans trois capitales provinciales (Libreville, Port-Gentil et Oyem). Il tarde à démarrer dans les six autres chefs-lieux de province à savoir : Mouila, Franceville, Lambaréné, Tchibanga, Koulamoutou et Makokou.

Les maires des 9 capitales provinciales du pays étaient représentes durant l’atelier de restitution © Gabonactu.com

Comme le PDIL1, le projet a été mis sur pied pour améliorer l’accès aux services urbains, des personnes vivant dans les quartiers sous-intégrés, par l’aménagement des voiries, des services de base et des infrastructures de proximité. Il vise également à renforcer  les municipalités en améliorant leur capacité opérationnelle, leur gouvernance dans le but de mieux les préparer à assumer la décentralisation.

Financé à hauteur de 50 milliards, 28% seulement de l’enveloppe ont été décaissés depuis le démarrage du projet en mai 2017.  Le PDIL2 connait un ralentissement à cause  de plusieurs pesanteurs. A mi-parcours du projet, 50%  du linéaire prévu pour  le pavage  des voies a été réalisé.

Selon Bernard Nyaburerwa, consultant indépendant mandaté  par  CN-TIPPEE pour mener une étude d’évaluation à mi-parcours, il y a eu un « faible professionnalisme  de certaines missions de contrôles et des entreprises dont  quelques-unes ont vu leurs contrats résiliés ».

Au nombre des insuffisances, également entre autres, la faible capacité financières des entreprises, difficultés de mobiliser des fonds pour la contrepartie de l’Etat gabonais, l’absence de coordination entre les villes et l’Etat sur les investissements des voiries  et la faible appropriation des mesures de sauvegardes environnementales et sociale pa toutes les parties en particulier, les entreprises.

Mme Ouedraogo appelle à une obligation des résultats © Gabonactu.com

L’atelier de restitution  des premiers constats de la mission d’évaluation à mi-parcours du PDIL2 était placé sous la houlette conjointe du ministre délégué à l’économie, Hilaire Machima  et Alice Ouedraogo, représentant résidant de la Banque Mondiale au Gabon.

Mme Ouedraogo a appelé les participants à proposer des suggestions pertinentes pour corriger les insuffisances afin de mener à terme le projet sur une durée de 18 mois. Un projet très attendu par les habitants des quartiers sous-intégrés, souvent confrontés au phénomène d’inondations et le  manque de canalisations.

 

Sydney IVEMBI

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